Pour donner plus de place au plaisir : la semaine de 4 heures

Le 29 Déc 2011   //   par Philippe   //   Développement personnel, Faites vous plaisir, Focus, Plaisirs authentiques  //  2 Commentaires

Parmi les inspirateurs de mon nouveau choix de vie se trouve en bonne place Timothy Ferriss, l’auteur de La semaine de 4 heures (the four hours workweek), disponible à la FNAC ou sur Amazon.

Cet ouvrage amène a reconsidérer les habitudes de travail en se demandant s’il n’est pas préférable de privilégier son temps libre plutôt que le temps consacré à son travail. Le travail ne doit-il pas devenir un moyen de financer ses loisirs et ses passions plutôt que les loisirs rester l’hypothétique et rare parenthèse dans une vie de labeur ? Pourquoi attendre la retraite pour bénéficier du fruit de son travail ? Plus qu’une philosophie de vie (dont on peut discuter la finalité et les moyens, comme c’est le cas dans cet article), l’ouvrage nous propose de nombreuses techniques et de nombreux conseils pour optimiser son temps et devenir plus efficace et productif et ainsi générer plus de revenus pour profiter de ce temps libéré.

Tim Ferriss explique ainsi, au travers de son expérience d’entrepreneur surmené, comment il s’est construit une vie de voyage et de temps choisi. Une vie professionnelle a laquelle il ne consacrerait plus que 4 heures par semaine. Son approche repose essentiellement sur la délégation de responsabilité (il faut bien que le travail soit fait par quelqu’un…). Ce principe me heurte car il a tendance à nier la liberté de l’autre de choisir le même modèle. Mais respectons le choix de chacun, justement, et acceptons que certains préfèrent une vie conforme au modèle traditionnel et réjouissons-nous de pouvoir mettre en application les conseils de Tim Ferriss…

De nouvelles règles du jeu

Tim Ferriss nous propose d’abord de reconsidérer notre rapport au temps et au travail. Ainsi, deux approches se côtoient : les « différeurs » (ceux qui s’inscrivent dans le système entrepreneurial classique et qui diffèrent le moment de profiter des biens accumulés au long de sa vie) et les « nouveaux bienheureux » (que Tim ferriss appelait les nouveaux riches dans la première édition et qui ont une approche plus pragmatique) :

Différeur Nouveau bienheureux
Travailler pour soi Faire en sorte que d’autres travaillent pour soi
Travailler quand on le souhaite Maximiser le rapport effort / gain
Prendre sa retraite tôt Libérer régulièrement des périodes de détente consacrées à ses passions choisies
Avoir plus, pouvoir acheter tout ce que l’on souhaite Considérer les biens comme les outils permettant de faire et devenir ce que l’on souhaite
Etre le patron plutôt que l’employé Etre le propriétaire plutôt que le patron et choisir les bonnes personnes pour que l’activité soit bien gérée
Viser l’opération financière Maximiser les gains au quotidien sans attendre un hypothétique jackpot

Il nous invite ensuite à prendre de la distance avec le consensus pour s’affranchir des principaux freins du modèle communément admis :

  • Ne pas faire de la retraite un but et privilégier les périodes régulières d’inactivité qui, plus respectueuses de nos cycles naturels et de nos aspirations, sont propices à la créativité, et donc à l’efficacité. Stimuler les sources de bon stress et éliminer celles du mauvais stress.
  • Révéler et encourager ses inclinations naturelles plutôt que de contraindre sa nature pour être plus productif.
  • Combattre la procrastination, engendrée par les fausses excuses, les peurs et la culpabilité
  • Changer le rapport à l’argent, qui est souhaitable comme moyen indispensable au bon déroulement des événements mais qui n’est pas une fin en soi.

Il nous propose enfin de nous libérer de nos peurs et de notre pessimisme pour être en mesure d’identifier, au-delà des problèmes, les opportunités et les bénéfices. Il est alors possible d’établir son chronorêve, sorte de feuille de route, image de l’idéal, à suivre pour se motiver sur le chemin du temps choisi.

De nouveaux réflexes

Pour gagner du temps libre sans perdre de revenu et, si tout va bien, l’augmenter, Tim Ferriss nous propose quelques principes à suivre. C’est sans doute la partie la plus pratique de l’ouvrage et celle qui fédérera la plupart de ceux qui souhaitent gagner en efficacité :

  • Apprendre à reconnaître les tâches les plus importantes et les plus motivantes pour s’y focaliser et les réaliser de la façon la plus efficace possible grâce aux principes de Pareto (80/20) et de Parkinson (temps élastique).
  • Apprendre à se libérer de la dictature de l’information qui monopolise l’attention, génère du stress et requiert une énergie autrement indispensable à l’accomplissement de l’essentiel. L’information importante finira toujours par arriver. Parce qu’elle est importante.
  • Apprendre à refuser les sollicitations inutiles en déléguant le maximum de chose et en responsabilisant ses collaborateurs. Grouper les tâches équivalentes en séquences pour réduire les « temps de chauffe » ou d’organisation inhérente à toute séquence de travail.

De nouvelles habitudes

Le ménage fait et les automatismes acquis il convient, comme dit Timothy Ferriss, d’automatiser sa vie. D’organiser son quotidien pour s’affranchir des contraintes de temps et de lieu :

  • Modéliser son activité pour limiter les nécessités d’intervention personnelle. L’auteur appelle cela une « muse ».
  • Recenser les tâches (d’abord au niveau professionnel puis au niveau personnel) les moins rentables et les déléguer à des collaborateurs de qualité (des assistants). Il s’agit des tâches pour lesquelles votre « taux horaire » est trop élevé [1. Tim Ferriss se livre à un calcul qui consiste à relativiser la valeur du temps passé : travailler 20 heures par mois pour gagner 10.000 € (500 € / heure) est plus rentable que travailler 200 heures pour gagner 30.000 € (150 € / heure)]. Celles qui demandent beaucoup de temps mais peuvent être modélisées.

Il est alors possible de profiter du temps dégagé grâce aux revenus générés. Privilégiant le plaisir à la performance, il est possible de dépenser peu et de profiter largement de ces temps de voyage ou d’activité annexe.

Conclusion

Au-delà du slogan marketing et du battage médiatique qui a suivi la sortie de son livre, Timothy Ferriss a le mérite de secouer un peu l’idée que l’on se fait de l’entreprise et du business. Il est sans tabous. L’argent y est décrit comme un moyen de financer une vie plus choisie et le travail comme non épanouissant et seulement propre à générer lesdits revenus. Là-dessus je ne suis pas d’accord : on peut s’épanouir et trouver beaucoup de plaisir à son travail, je l’ai expérimenté pendant de longues années.

Mais, sur le fond, beaucoup de choses me sont apparues comme évidentes à la lecture de ce livre et ce blog n’aurait certainement pas vu le jour sans lui. S’autoriser à redéfinir ses priorités et mettre en oeuvre les moyens de réaliser ses souhaits (pour ne pas dire ses rêves) est un libérateur sans pareil. Un véritable exhausteur de plaisir

Je te souhaite d’y trouver autant de plaisir que moi et ne te prive pas de laisser un commentaire.

Ça me fera aussi plaisir si tu t’inscris à la newsletter (en haut à gauche) et si tu t’abonnes au flux RSS 😉

2 Comments

  • Mieux vaut tard que jamais ! 🙂
    Il a 5 ans ce book… Mdr

    Tu auras des illuminations sur le blog de Ferriss et avec le 4 hour Body qui sort en français dans 24 jours 🙂

    • Bonjour, toi qui a un nom 😉
      Il n’est jamais trop tard pour bien faire et je suis sûr que je ne serai pas le dernier à en parler. C’est comme ces ouvrages classiques dont on s’inspire pendant des décennies après leur parution.
      Alors rendez-vous pour la sortie de 4 Hour Body !

Laisser un commentaire

S'abonner par e-mail

Entrez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir les prochains articles par e-mail.

Mots-clé