Le ménage du dimanche en chantant

Ca faisait un bail que ça ne m’était pas arrivé et pourtant aujourd’hui dimanche, j’ai fait le ménage. En chantant. Non, ce n’est pas d’avoir fait le ménage qui est étonnant. Même si, des fois… Enfin… C’est de l’avoir fait en chantant. Avec un vrai enthousiasme, un vrai sentiment d’utilité, de bien être. C’est sûr, ce que je fais là n’est pas une perte de temps. C’est sain et utile pour se sentir bien tout au long de la semaine. Pas évident parfois quand on est seul juge du niveau « acceptable » de salubrité de son intérieur. Au moins quand tu reçois beaucoup ou que tu vis avec une famille, tu ne te poses même pas la question.

Ce qui m’a mis dans cet état d’euphorie ? C’est la nostalgie. Ce sentiment de « qu’est-ce que c’était bien, avant » qui nous assaille parfois, même si on sait que ce n’est pas vrai, que c’était juste différent. Le rappel des moments heureux de l’époque, optimistes, faciles, sans les problèmes d’aujourd’hui. On oublie ceux de l’époque et on ne garde que le meilleur. Ca donne une bouffée d’optimisme. Le bonheur est donc possible. Et si aujourd’hui fabriquait les bouffées d’optimisme de demain ?

Ce moment de nostalgie a été motivé par une évocation de la période de la bulle Internet.  Quel bonheur de se remémorer ces années pionnières où j’ai découvert l’Internet, que je m’y suis lancé à corps perdu à la fin des années 1990. Ma première connexion en 56K avec Worldnet, puis Club Internet. Puis le modem ADSL Alcatel de Wanadoo, cette grosse boîte noire , le filtre, vissée au mur et cette espèce de boîte magique avec des lumières qui clignotent à 512 Kbps. Un CD-rom Netissimo d’installation, des utilitaires réseau de Windows 95 capricieux. Les joies des délais d’installation… Puis la Livebox, Saint-Graal de la connectivité à 1024 Kbps que l’on croit sans faille. Grave erreur… Mais là, on entre dans l’actualité et l’on sort de l’histoire.

Mon implication dans la création d’un club internet (avant la création du fournisseur du même nom) au sein de l’entreprise qui m’employait à l’époque. Mes patrons étaient sans doute satisfaits de trouver un évangéliste à peu de frais qui pouvait, on ne sait jamais, préparer les foules à cette révolution des usages qui pointait son nez et qui, de toute façon, canalisait loin des sites de production, cet engouement des personnels. Moi je m’en fichais, je m’éclatais sur du matériel tip-top et j’entretenais mes compétences. Ma première expérience des luttes de pouvoir. Les anciens qui prennent le train en marche et jouent de leur poids pour imposer leurs solutions, maintenir leur influence, rester dans le coup. L’inadéquation d’un profil comme le mien, trop ancré dans la technique, trop idéaliste, pas assez manœuvrier, au moment de l’inévitable bascule concrète de l’entreprise dans l’univers Internet. Je prendrai une certaine revanche, quand j’aurai quitté l’entreprise, en réalisant son site web.

C’est en visionnant des vidéos partagées par mon ami KDFA (voir ci-dessous) que sont remontés tous ces souvenirs. C’est l’Histoire d’Internet. De l’Histoire contemporaine. De l’Histoire dont j’ai fais partie. Je ne suis pas de ces cadors (Marc Simoncini, Pierre Kosciusko Morizet, Orianne Garcia, Pierre Chappaz, Loïc Le Meur, Charles Beigbeder, Jérémie Berrebi, Rafi Aladjian et tant d’autre) qui ont créé les entreprises de la « nouvelle économie » et qui ont su jouer des règles du marché, générer des centaines de millions de francs jusqu’en 2000 et qui continuent en euros pour certains. Mais à ma mesure je suis monté dans le train. J’en fais toujours partie et je contribue à continuer à écrire cette histoire. Je suis toujours dans le coup et ça, ça fait plaisir.

Merci KD ! 😉


Quand l’Internet fait des bulles (1ère partie) par MaryjaneLang


Quand l’Internet fait des bulles (2nd partie) par MaryjaneLang

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