Vincent Cespedes, philosophe du bonheur

Le 20 Mar 2012   //   par Philippe   //   Développement personnel, Faites vous plaisir, Plaisirs authentiques, Plaisirs partagés  //  1 Commentaire

Vincent Cespedes

« Depuis combien de temps n’avons-nous pas ressenti la gourmandise absolue de vivre ? »

C’est donc ainsi que Vincent Cepedes définit le bonheur : « la gourmandise absolue de vivre ». Un élan, un désir, un mouvement… Bref, le moteur de notre action.

Rien d’étonnant, donc, à ce que l’on retrouve le bonheur comme moteur de notre activité professionnelle. J’ai eu la chance d’assister à une conférence consacrée à l’efficacité autrement où Vincent Cespedes nous a comblés en nous expliquant comment le bien-être, sinon le bonheur, sont la clé d’un travail efficace.

« On ne fait bien que ce que l’on aime faire » dit la sagesse populaire. Qui n’aime pas le bonheur ? Pourquoi donc établir une muraille infranchissable entre le bureau et la vie de l’extérieur, ses émotions et motivations ?

Les théoriciens du management ont bien noté que ça se passe mieux quand on est heureux que quand on ne l’est pas. On a donc élaboré des stratégies. Imiter ce qui nous semble être l’image et les signes extérieurs du bonheur, à la manière de l’acteur qui joue un personnage qu’il n’est pas réellement. Soit que l’on reproduise mécaniquement les signes du bonheur, soit que l’on tente de retranscrire les émotions qu’il procure. C’est une attitude qui minimise l’engagement personnel et qui nie le rapport humain qui relie chacun d’entre nous.

Vincent Cespedes propose donc de réintroduire l’humain dans nos relations, y compris professionnelles, et de mettre en valeur les ondes de charme plutôt que les ondes de choc.

Dans un contexte professionnel forcément tendu vers la recherche d’efficacité, au sens de l’efficience, il nous propose de nous inscrire dans notre rapport au monde et aux autres et de chercher à rester fidèle aux 9 miroirs d’efficacité :

  • L’esprit d’ Aventure :
    composer avec l’environnement et savoir réorienter les objectifs en fonction du contexte.
  • La conscience du Besoin :
    savoir devenir. Avoir conscience de ses compétences et de leurs limites. Savoir déléguer à celui qui sait.
  • Etablir la Complicité :
    la complicité n’est pas l’amitié. Etablir des relations de confiance et faire preuve de loyauté.
  • Cultiver le Désir :
    maintenir et faire partager l’état d’esprit qui a présidé à la création de l’entreprise.
  • Accepter l’Emprise :
    accepter que nos décisions sont soumises à la réalité du monde qui nous entoure, bien plus grand que nous.
  • Partager le Fruit :
    établir un cycle vertueux à trois dimensions (gagnant – gagnant – gagnant). Si mes collaborateurs sont gagnants, mes clients sont gagnants et je suis gagnant. C’est l’onde de charme.
  • Cultiver l’art de la Guerre :
    au sens du noble combat face au défit. En prenant garde de ne pas confondre la puissance (qui bénéficie à tous) et le pouvoir (qui établit forcément une relation de dépendance).
  • Cultiver l’Harmonie :
    respecter les équilibres de l’entreprise, devenir un journaliste de l’entreprise qui sait en décrire les petits et les grands moments, surveiller la courbe de température.
  • Laisser place à l’Intuition :
    rester vigilant aux imprévus et ne pas s’interdire les décisions qui ne reposent pas sur des certitudes absolues.

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